Etat des lieux

A quelques mois de notre emménagement au Pré Commun, retour sur l’état des lieux dans lequel nous avons découvert le site. A découvrir sous la forme de panoramas 360°.

Formations Terre au Pré Commun

Le Pré Commun a accueilli deux formations cet été en lien avec l’association HEN. Tout d’abord le dernier module du cycle de découverte du matériau Terre le 29 et 30 juin. La dizaine de stagiaires ont pu perfectionner leur maîtrise des enduits terre en s’exerçant sur différents type de support proposés sur le site. Un grand merci à Maholimihanta ANDRIAMIHAJA (Diamanch’ pour les intimes) qui a contribué dans le cadre de son stage au sein d’HEN à la préparation de la formation. Elle nous en propose une synthèse graphique très agréable à parcourir téléchargeable ici.

Autre public invité à venir s’exercer au Pré Commun, les stagiaires de la formation longue en éco-construction proposée par la MFR de Riaillé. HEN a mis en place un partenariat avec cette structure pour organiser des chantiers écoles, terrains de mise en application pour les personnes en formation. Une quinzaine de stagiaires sont venus au cœur de l’été le 8 août pour s’exercer aux enduits de finition sous la houlette de Ricardo de Paoli.

Formation aux peintures avec Colorare

Les échantillons produits lors de la formation en exposition

Nous avons trouvé un partenaire pour les peintures et enduits décoratifs. Colorare, un fournisseur de produits n’utilisant aucun composés de la pétro-chimie. C’est un réseau de 4 boutiques dont une implantée sur Nantes. Elle organise régulièrement des formations pour prendre en main les différentes techniques. L’entreprise assure aussi les chantiers sur site. Seuls deux appartements seront réalisés par Colorare et la plupart des plafonds. Nous prenons en charge la réalisation du reste des prestations sur les autres logements. La plupart des coopérateurs souhaitent s’investir dans les finitions de leur appartement. Nous prévoyons aussi une part importante de surfaces en enduits terre en réemploi des terres excavées pour les fondations et le terrassement. Le traitement de ce sujet fera l’objet d’un autre article.

Colorare nous accompagne dans la mise en oeuvre de ses produits avec une formation et un suivi de la mise en oeuvre.

La première formation s’est déroulée sous la houlette d’Audrey le samedi 13 juillet. Prochain épisode le samedi 21 juillet.

La formation a démarré par la mise en œuvre des Stucco. Il s’agit de superposer 3 couches fines d’un enduit à base de chaux, de poudre de marbre et de pigment. La première est appliquée avec une épaisseur plus importante que les deux autres qui formeront comme un glacis. On utilise pour l’application une lisseuse. Audrey vante les mérites de la lisseuse japonaise, plus légère et souple.

La lisseuse japonaise

Une lisseuse plastique peut aussi s’en rapprocher en terme d’ergonomie. L’inox s’impose dans tous les cas pour ne pas laisser de marques noires lors du « ferrage » de l’enduit. Le coût des 3 passes avoisine les 6 €/m² (4 litres pour 15 m²). Il faut lui ajouter la couche d’accroche « Base 1 » ou « Base plus » (plus couvrante) pour un coût d’environ 4 €/m².

La dernière passe ferre l’enduit (lissage en plusieurs passes) pour lui donner de la brillance. Dans l’application de l’enduit, la régularité du geste, plus petit, donne l’échelle et la vibration. Attention en partie basse des murs à maintenir cette régularité, ce qui peut nécessiter d’inverser le geste.

Première passe
Après trois passes…

Une petite vidéo récapitulative des différentes étapes.

Enduit décoratif à la chaux

Nous poursuivons avec l’application de l’enduit mat à la chaux Tonachino en deux granulométrie (fin et medio). Il s’applique en une passe sur sous-couche Base 1 pour le fin et Base 2 pour le medio.

Une petite vidéo pour voir le geste avec la lisseuse.

Le résultat de nos différents essais se lit sur le panneau ci-dessous.

En haut Tonachino medio seul, en dessous le medio fini par une couche de fino. En bas à droite le Tonachino medio fini par une couche de stucco légèrement ferré.

Peintures à la chaux

Nous finissons notre apprentissage avec les peintures à la chaux. Elle est appliquée à la brosse à badigeon sur une sous-couche Base 1. Le rechampi (liseré en bordure effectué avec le pinceau à rechampir) doit être croisé comme les couches de peinture appliquées à la brosse en décrivant des X. On applique la peinture à la chaux en deux couches. La teinte varie énormément entre l’application et le séchage. La couleur est beaucoup moins saturée au séchage. Attention à ne pas marquer les séparations entre plaques de plâtre en se cantonnant par plaque. On voit les reprises avec la peinture à la chaux mais l’aspect brossé un peu rustique lisse les variations.

Les précisions d’Audrey sur la vidéo.

Nous finissons par un essai de peinture à la chaux sur enduit terre de la gamme Novita. Alternative économique à l’enduit de finition teinté dans la masse (moins de pigments à utiliser). Nous vérifions le bon pouvoir couvrant de la peinture à la chaux, ce qui autorise des gammes de coloris sur enduits terre très variées. A voir toutefois si l’effet couvrant ne masque pas trop la texture de l’enduit terre et n’altère pas la perspirance de l’enduit et son rôle hygro-thermique.

Peinture à la chaux sur enduit terre

En prime le nuancier Colorare pour les peintures aspect mat de la gamme Primavera. que nous appliquerons également. Attention les rendus colorimétriques peuvent subir des distorsions importantes en fonction de l’écran et de la prise de vue.

Rencontre du troisième type

Pour fêter la rentrée, en ce samedi 15 septembre, présenter l’avancement de notre projet d’habitat coopératif, un temps convivial.
Arrivée sur les lieux au 3 rue Jean Mermoz sur la commune de La Montagne (au fond du chemin à droite) à partir de 14H30 pour une visite des lieux et présentation du projet.
Nous aurons ensuite le plaisir d’accueillir une session du spectacle M.O.C. sur les OVNI (tout public) à partir de 16H00 (durée environ 1H15) à l’issue duquel nous pourrons partager un verre et plus si affinités.
Au plaisir de vous retrouver pour cette rencontre du troisième type.

ovni

Stage Permaculture – Jour 5

Lucie et Guillaume traînant du broyat de bois dans une bâche pour l'amener à la butte
Lucie et Guillaume traînant du broyat de bois dans une bâche pour l’amener à la butte

La dernière journée, nous passons aux travaux pratiques. Pendant que les enfants goûtent au bush craft (fabrication d’arcs, de lances et d’outils en bois), nous nous attelons à l’érection d’une butte de culture à proximité de l’étang. A dix, nous mettons environ deux heures à réaliser une butte d’environ 8m de long en alternant les couches de bois en décomposition, de terre végétale, de produits de la tonte, de feuilles mortes et de broyat de branches élaguées.

Laure-Anne fendant des tronçons de bois mort déjà attaqués par les insectes pour alimenter le substrat de la butte
Laure-Anne fendant des tronçons de bois mort déjà attaqués par les insectes pour alimenter le substrat de la butte

Le travail demande de l’endurance, de la force, de l’habileté, et nous éprouvons un grand sentiment de satisfaction une fois la butte terminée: nous avons fabriqué ensemble notre premier lieu d’expérimentation pour nos cultures potagères.

Autre sujet de satisfaction: nous avons pu constater la richesse de la flore présente sur le terrain en élaborant une pouponnière d’arbres pour nos futurs besoins (haies, bois…) et la terre végétale contient de beaux vers de terre.

Pierre-Yves nous initie également à la réalisation de manches d’outils de culture à partir des branches de saules marsault. Une fois écorcée, ces branches présentent des aspérités anti-dérapantes parfaitement adaptées au maniement des outils. Encore une production naturelle qu’il suffit de savoir cueillir.