Formation aux peintures avec Colorare

Les échantillons produits lors de la formation en exposition

Nous avons trouvé un partenaire pour les peintures. Colorare, un fournisseur de produits n’utilisant aucun composés de la pétro-chimie. C’est un réseau de 4 boutiques dont une implantée sur Nantes. Seuls deux appartements seront réalisés par l’entreprise. Nous prenons en charge la réalisation des autres logements. La plupart des coopérateurs souhaitent s’investir dans les finitions de leur appartement. Nous prévoyons aussi une part importante de surfaces en enduits terre en réemploi des terres excavées pour les fondations et le terrassement. Le traitement de ce sujet fera l’objet d’un autre article.

Colorare nous accompagne dans la mise en oeuvre de ses produits avec une formation et un suivi de la mise en oeuvre.

La première formation s’est déroulée sous la houlette d’Audrey le samedi 13 juillet. Prochain épisode le samedi 21 juillet.

La formation a démarré par la mise en œuvre des Stucco. Il s’agit de superposer 3 couches fines d’un enduit à base de chaux, de poudre de marbre et de pigment. La première est appliquée avec une épaisseur plus importante que les deux autres qui formeront comme un glacis. On utilise pour l’application une lisseuse. Audrey vante les mérites de la lisseuse japonaise, plus légère et souple.

La lisseuse japonaise

Une lisseuse plastique peut aussi s’en rapprocher en terme d’ergonomie. L’inox s’impose dans tous les cas pour ne pas laisser de marques noires lors du « ferrage » de l’enduit. Le coût des 3 passes avoisine les 6 €/m² (4 litres pour 15 m²). Il faut lui ajouter la couche d’accroche « Base 1 » ou « Base plus » (plus couvrante) pour un coût d’environ 4 €/m².

La dernière passe ferre l’enduit (lissage en plusieurs passes) pour lui donner de la brillance. Dans l’application de l’enduit, la régularité du geste, plus petit, donne l’échelle et la vibration. Attention en partie basse des murs à maintenir cette régularité, ce qui peut nécessiter d’inverser le geste.

Première passe
Après trois passes…

Une petite vidéo récapitulative des différentes étapes.

Enduit décoratif à la chaux

Nous poursuivons avec l’application de l’enduit mat à la chaux Tonachino en deux granulométrie (fin et medio). Il s’applique en une passe sur sous-couche Base 1 pour le fin et Base 2 pour le medio.

Une petite vidéo pour voir le geste avec la lisseuse.

Le résultat de nos différents essais se lit sur le panneau ci-dessous.

En haut Tonachino medio seul, en dessous le medio fini par une couche de fino. En bas à droite le Tonachino medio fini par une couche de stucco légèrement ferré.

Peintures à la chaux

Nous finissons notre apprentissage avec les peintures à la chaux. Elle est appliquée à la brosse à badigeon sur une sous-couche Base 1. Le rechampi (liseré en bordure effectué avec le pinceau à rechampir) doit être croisé comme les couches de peinture appliquées à la brosse en décrivant des X. On applique la peinture à la chaux en deux couches. La teinte varie énormément entre l’application et le séchage. La couleur est beaucoup moins saturée au séchage. Attention à ne pas marquer les séparations entre plaques de plâtre en se cantonnant par plaque. On voit les reprises avec la peinture à la chaux mais l’aspect brossé un peu rustique lisse les variations.

Les précisions d’Audrey sur la vidéo.

Nous finissons par un essai de peinture à la chaux sur enduit terre de la gamme Novita. Alternative économique à l’enduit de finition teinté dans la masse (moins de pigments à utiliser). Nous vérifions le bon pouvoir couvrant de la peinture à la chaux, ce qui autorise des gammes de coloris sur enduits terre très variées. A voir toutefois si l’effet couvrant ne masque pas trop la texture de l’enduit terre et n’altère pas la perspirance de l’enduit et son rôle hygro-thermique.

Peinture à la chaux sur enduit terre

En prime le nuancier Colorare pour les peintures aspect mat de la gamme Primavera. que nous appliquerons également. Attention les rendus colorimétriques peuvent subir des distorsions importantes en fonction de l’écran et de la prise de vue.

Rencontre du troisième type

Pour fêter la rentrée, en ce samedi 15 septembre, présenter l’avancement de notre projet d’habitat coopératif, un temps convivial.
Arrivée sur les lieux au 3 rue Jean Mermoz sur la commune de La Montagne (au fond du chemin à droite) à partir de 14H30 pour une visite des lieux et présentation du projet.
Nous aurons ensuite le plaisir d’accueillir une session du spectacle M.O.C. sur les OVNI (tout public) à partir de 16H00 (durée environ 1H15) à l’issue duquel nous pourrons partager un verre et plus si affinités.
Au plaisir de vous retrouver pour cette rencontre du troisième type.

ovni

Stage Permaculture – Jour 5

Lucie et Guillaume traînant du broyat de bois dans une bâche pour l'amener à la butte
Lucie et Guillaume traînant du broyat de bois dans une bâche pour l’amener à la butte

La dernière journée, nous passons aux travaux pratiques. Pendant que les enfants goûtent au bush craft (fabrication d’arcs, de lances et d’outils en bois), nous nous attelons à l’érection d’une butte de culture à proximité de l’étang. A dix, nous mettons environ deux heures à réaliser une butte d’environ 8m de long en alternant les couches de bois en décomposition, de terre végétale, de produits de la tonte, de feuilles mortes et de broyat de branches élaguées.

Laure-Anne fendant des tronçons de bois mort déjà attaqués par les insectes pour alimenter le substrat de la butte
Laure-Anne fendant des tronçons de bois mort déjà attaqués par les insectes pour alimenter le substrat de la butte

Le travail demande de l’endurance, de la force, de l’habileté, et nous éprouvons un grand sentiment de satisfaction une fois la butte terminée: nous avons fabriqué ensemble notre premier lieu d’expérimentation pour nos cultures potagères.

Autre sujet de satisfaction: nous avons pu constater la richesse de la flore présente sur le terrain en élaborant une pouponnière d’arbres pour nos futurs besoins (haies, bois…) et la terre végétale contient de beaux vers de terre.

Pierre-Yves nous initie également à la réalisation de manches d’outils de culture à partir des branches de saules marsault. Une fois écorcée, ces branches présentent des aspérités anti-dérapantes parfaitement adaptées au maniement des outils. Encore une production naturelle qu’il suffit de savoir cueillir.

L’association « Le préau commun » reçoit les lauriers de la Fondation de France

Le 15 mai 2018, Bruno, Guillaume, Thibaud et Lucie sont partis à Rennes pour la soirée de remise des prix de la Fondation de France: un an plus tôt Sandrine, Lucie et Bruno avaient en effet élaboré un dossier pour présenter le projet du Pré Commun, éligible à des dotations de la Fondation de France. Premier réseau de philanthropie en France, la Fondation de France réunit, sur tous les territoires, des donateurs, des fondateurs, des bénévoles et des acteurs de terrain. Sa mission est d’apporter à ceux-ci, dans tous les domaines de l’intérêt général : aide aux personnes vulnérables, recherche médicale, environnement, culture, éducation…, l’accompagnement dont ils ont besoin pour une action la plus efficace possible.

Après examen de ce dossier de demande de subvention, notre association a reçu le prix de l’habitat social (car 7 de nos 12 futurs logements seront des logements sociaux): ce qui nous a permis d’obtenir une aide conséquente pour la formation du collectif (permaculture, gouvernance, comptabilité…), en échange de notre engagement à communiquer et de partager les fruits de notre expérience en tant que groupe créateur d’une coopérative d’habitat.

Thibaud est monté sur la scène du théâtre national de Bretagne à Rennes pour recevoir des mains de Guy Thomas, délégué Loire-Atlantique, les lauriers de la Fondation de France et répondre à quelques questions au nom du collectif. Notre projet a été récompensé pour les valeurs de lien électif et civique présentées en introduction par le sociologue Serge Paugam, grand témoin de la cérémonie.

https://leslauriersdupublic.fondationdefrance.org/projet/association-le-preau-commun

Stage Permaculture – Jour 4

Nous poursuivons notre stage par une réflexion sur la place des animaux dans l’éco-agro-système que nous souhaitons mettre en œuvre. Pourquoi introduire des animaux dans le système ? Plusieurs réponses : pour les produits nourriciers, pour les produits fertilisants, pour leur action sur l’environnement. Comme on considère les successions végétales, les successions animales sont à prendre en compte. Le mono-élevage comme la monoculture peut s’avérer dévastateur pour un éco-système. La gestion holistique des succession animales (bovins, équin, moutons,…) améliore les rendements, limite les parasitages et le compactage du sol, …

Nous sommes aussi amenés à nous interroger sur nos rapports aux animaux dans une société qui a évacué la mort de notre horizon quotidien. Pourquoi et comment sacrifier un être vivant ? Qui sera prêt dans le groupe à estourbir le poulet ou le lapin que nous mangerons le lendemain ?

Place au Design !

L’après-midi sera consacré à la réflexion en deux groupes sur le « design » du pré commun. Les idées fusent  : un sauna-four à pain (à miches ?). Tout le monde se prend au jeu comme en témoigne la vidéo suivante.

La synthèse se fera collectivement en rassemblant les idées sur un premier schéma.

Plusieurs points de convergence émergent : localisation des composts, organisation générale de la prairie (jardin collectifs, jardins tests individuels, poulailler mobile et son enclos déplaçable, four à pain, spirale d’aromate, serre à semis, …

 

Stage Permaculture – Jour 3

Nous reprenons le cours de la permaculture sur les espaces dédiés aux cultures (tout est jardinable!). Priscilia permacultrice et voisine nous rejoint pour la matinée.

Pierre-Yves nous soutient dans l’idée que peuvent cohabiter des espaces personnels pour l’expérimentation individuelle et un espace géré collectivement. Il ne faut pas que l’organisation du groupe bride la créativité de chacun. Nous reprenons le déroulé de la méthode OBREDIM (cf Episode précédent) avec le E d’évaluation. La permaculture préconise la mise en pratique à petite échelle sur des espaces tests. Nous avons le temps de l’expérimentation. Les livres de Gérard Ducerf sur les plantes bio-indicatrices sont de précieux auxiliaires pour décrypter l’éco-système. Nicole dispose des deux tomes! Il met aussi en avant les « guildes » végétale des plantes qui font alliance et travaillent de concert dans une succession temporelle ou spatiale. D pour Design que nous allons bientôt engager en groupe de travail. Il s’agit de déployer une stratégie dans le temps, d’avoir un dessein. Le placement relatif (la topologie), le zonage, le déroulement dans le temps découleront de ce « design » sans en faire un catéchisme immuable. I pour Implémentation cad la mise en place. Il faut toujours démarrer par les éléments les plus simples avant les plus complexes. On passe de l’intellectualisation de l’agro-éco-système. M pour Maintenance. Il s’agit à ce stade d’accepter les boucles de rétro-action d’un système en train de se mettre en place, de se réguler.

La place des animaux dans le système est ensuite abordée.

Nous partons alors à l’exploration des sols du Pré Commun.
Voir la vidéo mise en ligne dont il faudra extraire tous les éléments d’informations collectés lors de cette matinée très riche.

 

Nous enchaînons l’après-midi avec un atelier sur les flux de fertilité : comment connecter les choses (effluents solides, liquides). On inventorie les flux et leur destination (déchets alimentaires vers compost par exemple). Ce recensement complètera la cartographie amorcé la veille.
Un questionnement s’ouvre sur le flux en provenance de la buanderie : eaux grises à température moyenne de 40° pour un volume de 120-150 litres par jour. L’utilisation de l’air chaud extrait des habitation dans la serre intéressant mais difficile à mettre en oeuvre compte tenu de l’implantation en toiture des extracteurs.

Nous finirons la journée par un atelier sur le bouturage de végétaux et leur reconnaissance. Voir la vidéo suivante.

Stage Permaculture – Jour 2

Nous reprenons avec la projection de 2 films. Le premier nous emmène au Brésil où Ersnt Gortsch a mis en place des techniques d’agro-foresterie régénératrices très performantes. : Life in Syntropy. Syntropy ? Et bien c’est l’antonyme de l’entropie : un système qui s’agrade progressivement.

Nous rejoignons ensuite Philipp Forrer dans son jardin de Graal pour découvrir ses buttes en lasagne si productives.

Le soleil darde à nouveau ses rayons chaleureux. Il est temps de se mettre à l’inventaire des ressources sur le pré commun. Le travail est mené par zone en sous-groupe.

Nous mettrons au propre cet inventaire des éléments regroupés par catégories durant l’après-midi en tentant de donner à chaque ressource ses propriétés remarquables, ses usages possibles et valorisables, de préciser les flux entre les espaces (déplacement des éléments).

Une carte mentale est établie pour synthétiser ce travail de recensement et de mise en relation des éléments. On peut la consulter ici : http://www.xmind.net/m/q7W9.

Vous pouvez télécharger une version gratuite de ce logiciel de cartes mentales (Mac et PC) ici : https://www.xmind.net/download/.

Le travail devra être poursuivi collectivement pour constituer cet atlas, véritable base de données des ressources sur site.

Nous enchaînons avec la vie secrète des champignons. Tous les réseaux mycéliens et les subtilités de la micorhise sont mis à nu par Pierre-Yves.

Nous revenons pour finir au végétal aérien en abordant la greffe et les techniques de conduites des arbres fruitiers (mise à fruit rapide avec les cultures en espalier). Direction : le verger pour observer sur pièce les pommiers que nous avons conservés. Le sujet est très riche et mériterait à lui seul un stage complet. Quelques repères donnés par Pierre-Yves sur la vidéo ci-dessous.

 

 

Stage Permaculture – Jour 1

Nous sommes rentrés de plain pied dans les vastes contrées de la permaculture ce 8 mai. A l’issue d’un tour de présentation où chacun a partagé ce qui reliait son parcours à la permaculture, nous avons plongé dans le grand bain en transition avec l’expérience fondatrice de Masinobu Fukuoka. Cette remise en cause radicale de la conduite des cultures qui a bouleversé sa vie est relatée dans l’ouvrage « La révolution d’un seul brin de paille » (https://www.youtube.com/watch?v=VsRSsvfu5fM). Ouvrage fondateur pour la consolidation de la vocation de notre formateur.

« Tout jardine », nous répète Pierre-Yves préférant le terme « naturer » à cultiver. L’approche systèmique de la permaculture est basée sur l’observation fine des dynamiques écologiques. Elle s’inscrit dans un espace-temps qui nous éloigne souvent de l’impératif du rendement économique. Tant mieux, nous avons le temps! 3 ans serait le temps d’observation des cycles naturels sur un site requis pour s’imprégner suffisamment de l’existant avant une intervention en profondeur.

Les grands principes exposés (prendre la nature comme modèle,  travailler avec la complexité, non-opposition, art de concevoir des systèmes, imagination, …) nous nous interrogeons sur l’éthique de l’intervention humaine sur le milieu naturel. Benoit s’empresse de nous rappeler toute l’artificialité de notre terrain façonné de toute part de la main de l’homme. Pierre-Yves enchaîne sur les « idées reçues » en s’attachant à déconstruire et relativiser toute situation. La contextualisation de chaque élément dans le système, guidé par un principe de résilience, ouvre un champ de potentiels positifs pour chaque situation. « Les déchets des uns sont la ressource des autres ! ». Le problème devient ainsi souvent la solution en Permaculture. Trop simple!

Un exemple de déconstruction : couper du bois en hiver. Si on le coupe au printemps en laissant le feuillage, celles-ci draineront la sève et l’eau rendant le bois plus léger. Elles pourront aussi servir de fourrage.

La recherche de résilience dans le système repose sur la redondance (plusieurs éléments peuvent assurer des fonctions proches), la multifonctionnalité des éléments.

L’organisation en zone concentrique du noyau de l’habitat (Zone 1) jusqu’à des secteurs laissés « naturants » (Zone 5). Les choses se complexifient quand on découvre que ces cercles concentriques peuvent s’interpénétrer en micro-zones (« exclo ») jouant le rôle de zones témoins (une sorte de thermomètre), ou le long d’axes de cheminement. Quand on croise avec les bordures (notion fondatrice également en permaculture), nous commençons à avoir besoin de passer aux travaux pratiques…

Petite séance de découverte sensorielle : retrouver un arbre ressenti à l’aveugle après un parcours de désorientation.

Guillaume sollicite son odorat sous l’oeil amusé de Laure-Anne.

On enchaîne avec la découverte des patterns dans le milieu environnant qui nous nous ouvrent à la richesse des correspondances et sources d’inspiration du grand livre de la nature.

L’après-midi nous commençons à cheminer dans la méthodologie OBREDIM acronyme dont nous traitons les deux premières lettres.

O pour Observer donc. B pour Bordures. Cela tombe bien notre terrain EST une bordure : transition entre le tissu pavillonnaire et un bout de campagne bocagère. Il en compte d’autres que nous inventorions : les rives de l’étang, les limites de la clôture, les haies, …

Nous passons aux travaux pratiques. La bordure étant une zone de fertilité et de productivité accrue nous réfléchissons en deux groupes à l’optimisation des rives de l’étang. Nous réintègrerons ces cogitations dans le design global du site plus tard dans la semaine.

Démarrage de notre stage Permaculture

pierre-yves_petit

Plusieurs membres du projet se sont déjà formés à la permaculture. D’autres souhaitaient acquérir des repères. Nous organisons donc un stage sur une semaine avec un formateur chevronné, Pierre-Yves Petit dont nous avions fait la connaissance lors des rencontres de la permaculture en 2015 à Saffré. Il développe aujourd’hui en Occitanie un projet de vigne en transition. Il nous accompagnera dans ce temps de réflexion autour du design des espaces extérieurs au fil de la semaine. A suivre…